Art Sacré du Bouddhisme

Le pouvoir des objets sacrés

 

Indépendamment de la foi, l’objet a un pouvoir qui lui est propre.


Le pouvoir des statues comme des autres objets sacrés, prend source dans l’esprit des Bouddhas.


Il en découle des qualités inconcevables du Bouddha, dû aux innombrables prières que celui-ci a faites dans le passé.

 

L’art bouddhique

1. Représentation du Bouddha : De l’aniconisme à l’anthropomorphisme

L’art bouddhique indien primitif (1er siècle avant JC) représentait le Bouddha uniquement par des symboles liés aux épisodes de sa vie, tels que l’empreinte de ses pas, un trône vide, une roue et deux biches, un cheval, etc

Ce n’est qu’à partir du 1er et 2ème siècle, sous l’influence de l’art hellénique (conquête d’Alexandre le Grand), que sont nées les premières représentations humaines du Bouddha en Afghanistan. Cet art est appelé «art du Gandhara» ou «art gréco-bouddhique».
Diverses écoles se sont développées en Inde à cette époque telles que : les écoles de Mathura, d’Amaravati, du Gandharva, puis Gupta, s’influençant et s’inspirant les unes des autres.

Suite à la grande diffusion du Bouddhisme vers l’Asie du Sud-Est, la Chine, le Japon, la Mongolie, le Népal, le Tibet, le Bhoutan et le Ladakh, la représentation du Bouddha sera marquée par des particularités ethniques avec de subtiles variations dans les marges liées à la contrainte iconographique (respect des canons).

Ce n’est qu’au 8ème siècle, sous l’influence de Padmasambhava (gourou Rimpoché), qu’apparaîtront au Tibet et dans tout l’Himalaya les représentations en argile liées au Bouddhisme Tantrique avec son panthéon de divinités.
D’autres influences viendront du Népal à travers les artistes Newari, passés maîtres dans l’art de la fonderie.
De nos jours, malgré l’invasion chinoise, il demeure encore quelques artistes peintres et sculpteurs au Tibet, ainsi que quelques écoles au Bhoutan et au Ladakh.
On peut dire que depuis une trentaine d’années environ, l’art sacré dans ses diverses expressions commence à faire sa place en Occident. 

2. Statues – Divinités

BOUDDHA SHAKYAMUNI

Aux yeux des Bouddhistes, le Bouddha Shakyamuni est à la fois un homme et plus qu’un homme. Il fut, bien sûr, une personne humaine, définie par une apparence physique, un lieu de vie, un temps de présence sur terre et des actes merveilleux. Mais il est beaucoup plus qu’un homme, dans la mesure où son esprit, « ce qu’Il est vraiment », échappe au temps et à l’espace et ne saurait être frappé par la mort.

En ce sens il demeure dans l’éternel présent et rayonne d’un amour qui ne peut s’éteindre. Son séjour sur terre fut un acte de compassion, d’inspiration et de grâce pour guider les humains, le moment visible d’une invisible et infinie réalité.

Le Bouddha Shakyamuni est ainsi à la fois un modèle, un guide et une source. La continuité de sa présence sur terre est assurée par le dharma (son enseignement ) ainsi que par la sangha, la communauté de ceux qui préservent, transmettent et réalisent cet enseignement. Bouddha, dharma et sangha constituent les Trois Joyaux du bouddhisme. (texte de Nathalie Gyatso, « Vers l’art sacré du Tibet »)

TARA VERTE

 

Sa couleur verte est celle de l’activité éveillée, la compassion agissante.

Elle protège des peurs, des accidents,…

Elle symbolise la mère des Bouddhas.

 

 

MANJUSHRI

 

 

De couleur orangé, personnification de la connaissance (prajna de tous les Bouddhas), sa pratique est utilisée pour développer la mémoire et élargir nos facultés de compréhension (études).

 

 

AMITHABA

 

 

Bouddha de « Lumière infinie », il est l’expression de la sagesse discriminante.

Il règne sur le paradis appelé Déwatchen.

 

 

CHENREZI

 

 

Bodhisattva de l’amour et de la compassion, il symbolise la compassion de tous les Bouddhas .

 

 

 

AUTRES DIVINITES

Sarasvati : déesse des arts , de la musique et des écrits (parèdre de Manjushri).

Dorje Pamo : Yidam, elle représente l’union de la vacuité et de la béatitude.

Sangye Menla : Bouddha médecin, sa pratique est utilisée pour guérir certaines maladies.

Dorje Tchang : Bouddha primordial, éternel des tantras, aspect du corps de gloire (sambogakaya ) du Bouddha Shakyamuni.

 Dorje Sempa : a pour fonction d’opérer la purification des voiles de l’esprit.

Trisong Detsen : Roi du Tibet au VIIIe siècle, émanation de Manjushri, a instauré le Bouddhisme de façon durable au Tibet avec Guru Rinpoché et Kempo Shantakchitta .

Padmashambava : Guru Rinpoché « le précieux maître » , appelé le 2ème Bouddha. Il a permis au Bouddisme de s’ancrer au Tibet et a transmis de précieux enseignements et laissé de nombreux termas (textes cachés)

Chan : disciple du Bouddha, souvent vénéré comme le Bouddha lui-même en Asie du Sud-Est .

Mantras gravés en calcaire ou marbre :

* om ha houng : corps, parole et esprit des bouddhas

* sangye menla : bouddha de médecine

* Kalachakra, : utilisé comme une grande protection

Bodhidharma : Patriarche du Bouddhisme Chan (Zen) et fondateur du Kung fu

Maitreya : est le 5ème Bouddha à venir après Shakyamuni

Vajrayogini : Dakini aspect de sagesse (Dorje Pamo) demi courroucée

Padmapani : aspect à 2 bras de Chenrezi, le porteur du lotus

Kechari : émanation de Vajrayogini, sukhasiddhi lié à la félicité céleste

Stupa de l’illumination : monument en calcaire 1m15